i
Rechercher dans l'intégrale de la musique

Interprète, académie de musique, avocat spécialisé, pop-rock, compositeur, instrumentiste...
Stephan Dunkelman

Stephan Dunkelman

sous-catégories : Composition genres : Classique & Contemporain (acousmatique, électroacoustique )

Stephan Dunkelman a obtenu un Diplôme Supérieur de composition acousmatique (1999) du Conservatoire royal de musique de Mons (Belgique) dans la classe d'Annette Vande Gorne. Sa musique s'est distinguée à plusieurs concours internationaux: Prix de la Musique pour Multimedia du Festival Synthèse de Bourges 2004, Prix du public ex-æquo au Concours Métamorphoses 2000; Prix (1998) et mention (1993) au Stockholm Electronic Arts Award; Mention honorable au Prix Ars Electronica (1995); Finaliste au Concours Luigi Russolo (1991).

Même si je danse en silence, je ne peux le faire qu’en musique

Mon travail consiste à solidariser Temps et Espace animés.

Développer des expressions de l'espace pour le musical; les intégrer à celles, déjà existantes, du temps ou mieux, les dessiner en cours de réalisation lorsque se dévoilent de nouvelles expressions du temps.

Moduler des motifs sonores choisis pour leurs qualités morphologiques ou imagiques en s'éclairant de leur rhiza pour les dynamiser. Jouer avec les images mentales qu'elles suggèrent et percevoir ainsi la nature des phénomènes animés qui en découlent.

L'esprit de la danse et la nécessité du silence sont les émetteurs/transmetteurs que j'ai choisi pour m'orienter.

Leur présence s'impose et s'oublie en phase de composition pour laisser le spirituel guider les sens.

Pour qu'entre le Ciel et la Terre l'écoute soit verticale.

Un cursus en musique concrète et acousmatique m’a ouvert un champ de recherches pour l’écriture musicale dont je ne perçois pas encore les limites.

L’acousmatique, qui est à mon sens plus une pensée qu’une musique, est un vecteur puissant de création d’images sonores et propose une sorte de « cinéma pour l’oreille ».

Cinéma pour l’oreille, formulation qui prend tout son sens dans mon travail même pour la partie strictement musicale. Je me définirais en effet plus comme un réalisateur de musique et de design sonore que compositeur au sens traditionnel du terme.

Si j’y ai trouvé un excellent espace de création, l’envie créer l’illusion instrumentale dans mes musiques s’est vite imposée d’abord dans le développement de mon écriture propre et m’a progressivement amené à les construire principalement à partir de prises de son instrumentales dont les matières premières sont, les chants d’oiseaux exceptés, plus dynamiques et plus riches que celles du monde concret (sons naturels ou industriels).

J’attache une attention toute particulière à la prise de son, tant dans le choix des matières que dans la façon dont elle est réalisée car, comme dans l’écriture cinématographique d’Andreï Tarkovski notamment, je suis convaincu que ce n’est pas au montage mais à la prise de son que se décide la nature du résultat final.

Outre ce champ de recherches spécifiquement musical, les musiques et créations sonores réalisées pour des artistes visuels (cinéastes, plasticiens, chorégraphes) ont été facilitées par la pratique de cette pensée acousmatique, développée et enrichie aux contacts de ces différents artistes. L’un se nourrit de l’autre et réciproquement.

Même si mon activité musicale reste primordiale, être confronté à d’autres modes de création et de pensées m’a aussi ouvert aux autres formes d’expression des arts sonores qui ont émergées au gré des derniers développements de la pensée dans ce domaine et des innovations technologiques qui y sont liées.

Ces nouvelles technologies m’ont permis d’intégrer de manière plus incisive et plus dynamique une poétique de l’Espace dans mes travaux. Plutôt que de le considérer comme une ornementation ou un paramètre de traitement audio supplémentaire dans la ligne du temps je préfère le poser comme une seconde constante de mon écriture, la première étant celle la plus développée jusqu’à présent : le Temps.

C’est dans cette réflexion qu’il faut entendre la phrase qui débute et celle qui fini ma note d’intention du début : solidariser Temps et Espace animés et Pour qu'entre le Ciel et la Terre l'écoute soit verticale.

Je cherche en effet à scénariser mes musiques simultanément à partir de deux constantes, Temps / Espace, et induire via l ‘écoute une perception, voire une lecture, verticale de la suite des événements donnés à entendre.

Sa musique s’est distinguée à plusieurs concours internationaux:

- Prix de la Musique pour Multimedia du concours Synthèse de Bourges 2004 pour Kasja.

- Finaliste au concours Synthèse de Bourges 2003 pour Dreamlike Shudder in an Airstream.

- Finaliste au concours PANaroma de Sao Paulo 2003 pour Dreamlike Shudder in an Airstream.

- Prix du public au concours Métamorphoses 2000 pour Dreamlike Shudder in an Airstream.

- Prix au Stockholm Electronic Arts Award (1998) pour Methacarna.

- Mention honorable au Prix Ars Electronica (1995) pour Rituellipses.

- Mention au Stockholm Electronic Arts Award (1993) pour Rituellipses.

- Finaliste au concours Luigi Russolo (1991) pour Signallures.

- Pour Wim Vandekeybus, chorégraphe, il a travaillé sur les spectacles In Spite of Wishing and Wanting (1999), Puur (2005).

- Pour André Dartevelle, cinéaste, il a réalisé les musiques des films Leni, la vie après la mort (2004), L’énigme de la maison Mantin (2006), Le testament amoureux de Nel (2010) et le dyptique 3 jours d’août 2014 (2013).

- Pour Angel Vergara il a réalisé les musiques du spectacle Nous les œuvres (Festival Temps d’Images (2005) et le design sonore des expositions El Pintor au MAC’s du Grand Hornu (2007), Feuilleton Biennale de Venise (2011) notamment.

 

Votre feedback est le bienvenu.

idlm, l’intégrale de la musique s’est donné pour mission de recenser tous les professionnels de la musique en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Vous êtes – ou vous représentez – Stephan Dunkelman? Vous souhaitez modifier cette fiche? Faites-nous part de vos commentaires.

×