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Interprète, académie de musique, avocat spécialisé, pop-rock, compositeur, instrumentiste...

Kid Noize

Malin comme un singe

Artistes Pop - Folk - Rock
Kid Noize by Gaetan Caputo
Kid Noize by Gaetan Caputo

Entre rêve et réalité, le primate de la street pop impose son univers sur un deuxième album parfaitement maîtrisé. Après le studio, le live et les clips, son projet se décline aussi en BD. 

Luc Lorfèvre

Sur les notes de  pochette de votre premier album Dream Culture en 2016, vous aviez écrit « basé sur un rêve réel ».  Est-ce encore le cas avec The Man With a Monkey Face ?
Plus que jamais. Sauf que ce « rêve réel » qui a donné naissance à Kid Noize est devenu un mode de vie et de fonctionnement. J’ai réussi à faire comprendre que Kid Noize n’est pas seulement un personnage mais un univers qui ne cesse de se développer. Dream Culture s’appuyait sur le passé avec plusieurs morceaux déjà sortis en single auparavant. Sur The Man With a Monkey Face, il n’y a que deux morceaux sur dix-sept que les gens connaissent. On est plus dans l’inconnu.

The Man With a Monkey Face est plus lumineux que Dream Culture. Comme l’expliquez-vous ?
Je crois qu’il y aura toujours de la mélancolie dans ma musique, mais j’avais envie d’élargir la palette sur ce nouvel album, notamment en apportant une touche tropicale plus festive et des basses plus disco. C’est peut-être lié au fait que je suis dans une phase plus positive de ma vie. Je suis devenu père de famille, j’ai beaucoup tourné à l’étranger, je me suis davantage ouvert au monde extérieur.

Qu’est-ce que qui vous a motivé à sortir The Man With a Monkey Face sur une major plutôt que sur votre label Black Gizah.
En 2010, j’avais signé chez Universal France en même temps que Stromae. Comme ça stagnait pour moi, j’ai décidé de créer mon label Black Gizah et de tout gérer moi-même. Mon premier disque a été fait avec des bouts de ficelle, ça m’a pris du temps. Je m’occupais aussi d’autres artistes signés sur le label. Paradoxalement, plus Kid Noize prenait de l’importance, moins j’avais du temps à consacrer à la musique. Si je veux que Kid Noize se développe encore, je dois apprendre à déléguer et faire confiance aux gens. Avec Universal Belgium, nous avons un agenda commun et on peut bâtir sur le long terme.

Kid Noize est également décliné en BD avec un premier tome paru chez Dupuis. Il y aura une suite ?
J’ai  signé pour cinq tomes chez Dupuis. La BD me permet d’explorer une partie de l’univers de Kid Noize qui ne trouve pas sa place en musique ou dans les clips. Je cosigne le scénario avec Kid Toussaint et c’est Octoto qui a dessiné. Il y a plein de messages cachés dans la BD. Elle a pour cadre Charleroi, même si la ville n’est jamais citée.

L’année dernière vous avez lancé à Charleroi  les concerts Kid’s Club pour les enfants. Il y en aura d’autres?
Lorsque je jouais en festival,  je me rendais compte qu’il y avait plein de gamins au premier rang.  L’année dernière, j’ai réservé l’Eden pour un concert qui leur était spécialement dédié. La date a été vite soldout. Pour le Kid’s Club, le volume sonore est adapté et nous délimitons un périmètre réservé aux enfants, les parents s’installant à l’arrière de la salle. Pour le reste, c’est le même show, 100% énergique. Ce qui est magique avec les gosses, c’est qu’ils prennent Kid Noize au premier degré. Ils s’en foutent de savoir qui se cache derrière le masque. Ils viennent pour s’éclater avec un homme à tête de singe qui les fait danser. On refait un Kids’Club les 2 et 3 février à l’Eden.

On vous sent plus serein qu’à l’époque de Dream Culture. On se trompe ?
C’est vrai que j’ai désormais des acquis avec Kid Noize. Le projet a été validé par le public. Professionnellement, des tas de gens me font désormais confiance. Mais je me pose toujours plein de questions. Tant mieux, c’est  ce qui me fait avancer.

www.facebook.com/KidNoizeWorld

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