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Interprète, académie de musique, avocat spécialisé, pop-rock, compositeur, instrumentiste...

Atomic Spliff

Vibe à l'âme

François-Xavier Descamps Artistes Musiques Urbaines, reggae
DR
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Deux albums, de la bd, des affiches et autres visuels, des soirées, de la scène : on ne passe pas à côté de Stoneman et Daddy Cookiz, dans notre paysage reggae. Sauf que le duo dit toucher un public pas spécialement reggae à la base, public qu’il s’est constitué dès sa première mixtape et ses clips faits maison. Le bookeur d’Atomic Spliff est prévenu : « Stone » et « Cookiz » peuvent jouer partout ! - DIDIER STIERS / photo : Fakeye  

Stoneman (qui sculpte aussi la pierre, façon comics, urbaine ou ethnique - ndlr) : On se demande parfois si on a vraiment envie d’être considéré comme un groupe de reggae. En même temps, on aime bien le genre et notre inspiration, c’est la Jamaïque. Mais on a envie de garder notre touche, que ça ne ressemble pas à du reggae français par exemple !

Votre style est-il facile à « vendre » ?
ST. : Ça passe bien partout ! Mais c’est sur scène qu’on fait nos preuves. Le premier album (Ras Attack, 2015 - ndlr) s’est écoulé à 1.500 exemplaires. Avec Robomuffin, on arrive à la fin des 1.000 albums et il est sorti il y a 6, 7 mois. Le prochain clip est tourné, je sens qu’on va faire un buzz ! C’est Mr Postman, un peu à la Danny Boon : les deux facteurs à l’ancienne, képis et tandem !

L’humour est indissociable de ce que vous faites ?
ST. : On ne veut pas non plus tomber dans l’humour de bouffons ! Sur Ras Attack, on jouait les extraterrestres parce que les gens nous regardent toujours un peu bizarrement. Il y a bien souvent des messages derrière notre humour. Ce n’est pas qu’on calcule… Mais par exemple, on ne parle jamais de ganja dans nos chansons ! On prend ça comme de l’art, comme si c’était une toile. Il faut un thème. On aime bien faire sourire, avoir quelques punchlines marrantes, ça allège, c’est plus facile de dire les choses avec une touche d’humour. De temps en temps, un truc qui fait un peu réfléchir, sur tout ce qui se passe, c’est important !

Votre concept global s’est développé progressivement ?
Daddy Cookiz :
 On dessine tous les deux depuis longtemps, déjà même avant de faire de la musique, pour moi. Tout a un peu démarré quand on a réalisé les affiches pour les soirées Atomic Spliff, qu’il fallait rafraîchir. On a repris en main la promo, créé le Facebook… Les affiches pouvaient s’agencer pour former un grand poster. Du coup, pour le premier album, on est partis sur cette idée de bd. A l’époque, je travaillais à temps plein comme éducateur et faisais des beats, c’était chaud, donc c’est Stone qui s’est chargé de toute cette partie.

Comment passe-t-on de l’organisation de soirées à sa propre musique ?
ST. : Notre but était de rencontrer les artistes et de jouer. On invitait et on faisait les premières parties, ce qui a créé un réseau artistique mais aussi un public. On s’est rendu compte que des gens venaient vraiment pour nous ! Là on s’est dit qu’il y avait un tuc à faire, qu’il fallait sortir de Liège. On a cherché des musiciens, et puis le groupe a évolué. Aujourd’hui, on est six sur scène. Quand les cachets le permettent, on invite une section de cuivres anversoise qui a bossé avec nous sur quelques morceaux de l’album.

www.facebook.com/AtomicSpliff

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Article à découvrir au sein de Larsen #26 (janvier-février 2018)